Le jeûne: un tournant
(08.07.07)

Martin Backhauß a réussi à soigner sa grave sclérose en plaques chez Buchinger

C´est à l´âge de 24 ans que Martin Backhauß apprend qu´il est atteint d´une sclérose en plaques. Pendant des années, de graves poussées de la maladie l´épuisent. A bout de quasiment toutes les thérapies de la médecine officielle, le producteur multimédia originaire de Cologne décide d´essayer, en dernier recours, les méthodes Thérapeutiques alternatives. Son séjour de sept semaines chez Buchinger est le tournant décisif. Depuis qu´il a jeûné ici, il est soulagé de ses poussées inflammatoires et a développé une nouvelle sensation de vivre. Dans l´interview qui suit, il raconte ouvertement l´histoire de sa maladie et de sa guérison chez Buchinger.

 

Buchinger: Quand avez-vous ressenti pour la première fois que vous étiez sérieusement malade?

 

Martin Backhauß: C´était en 1999. Je me souviens encore exactement du jour où j´ai ressenti les premiers effets. J´étais alors à un concert à Cologne, avec des amis. A ce moment-là, je vivais à Düsseldorf. Nous nous sommes retrouvés avant le concert et nous avons mangé et bu ensemble. J´avais alors 23 ans et vivais la vie d´un jeune homme « ordinaire », dont faisaient partie entre autres l´alcool, les fêtes et les longues nuits. Ce soir-là, j´envisageais de passer la nuit à Cologne et de rentrer le lendemain à Düsseldorf. Mais soudain pendant le concert, je fus pris de vertige. Mon champ de vue tournait également sans arrêt, particulièrement lorsque je bougeais la tête brusquement ou bien en me levant mais aussi en marchant. Je titubais comme si j´étais saoul alors que j´étais sobre. Mes amis plaisantaient mais pensèrent ensuite que je ferais peut-être mieux de rentrer à la maison. Sur l´autoroute, c´était de pire en pire. Des images doubles et des étourdissements. Je dus m´arrêter et vomir. Et cela ne fit que continuer une fois à la maison. Je m´effondrai dans mon lit et à chaque mouvement de la tête, je me sentais comme sur d´immenses montagnes russes. Je pris peur et j´appelai le médecin d´urgence. Il arriva et m´osculta et présuma d´abord une intoxication alimentaire. Il me mit en arrêt maladie pour quelques jours. Les troubles s´estompèrent rapidement et je repris mon ancienne vie. Mais un soir, où je travaillais à la réception d´une maison de retraite, je ne parvins plus soudain à prononcer mon propre nom au téléphone. J´étais comme bloqué et mon langage trouble. Une fois de plus, je balbutiai comme un ivrogne. C´est là que je pris conscience que quelque chose n´était vraiment pas normal.

 

Que s´est-il passé ensuite?

 

Suivirent alors de nombreuses visites chez le médecin. On soupconna d´abord la borréliose (maladie de Lyme) ou sclérose en plaques (Multiple Sklerose en allemand, MS en abrégé). Le terme MS ne me disait rien du tout. Lors de mon servive militaire civil, beaucoup d´enfants que j´avais accompagnés en camp, avaient eu des morsures de tiques; c´est pourquoi la borréliose me paraissait la version la plus plausible. On m´envoya à l´hôpital pour me faire passer un examen approfondi. On effectua une ponction lombaire ainsi que des radios de la tête et de la colonne vertébrale (MRT). Après tous ces examens, on diagnostiqua finalement la sclérose en plaques. Je ne savais pas ce que signifiait ce diagnostic. Mais à en voir la réaction de mes parents, je compris cependant rapidement que la sclérose en plaques était une maladie grave. Le puzzle de la maladie et des problèmes qu´elle pouvait entraîner fut de plus en plus complet. Je perdis pied.

 

Quel fut le traitement après le diagnostic?

 

Des années de peur y succédèrent. Je ne savais pas comment j´allais continuer à vivre ni de quelle facon je devrais et pourrais changer mon mode de vie. Je continuai alors comme avant en refoulant plus ou moins la maladie. On commenca aussitôt une thérapie à long terme à l´interferon. Après l´injection, des effets semblables aux états grippaux s´installaient en moi : de gros frissons et des maux de tête qui faisaient que je devais à chaque fois prendre des médicaments contre ces effets secondaires. Et les poussées réapparaissaient tout de même. Lors d´une forte poussée, on m´administra trois fois de suite une dose de 1000 mg de cortison par injection et comprimés. La cortison me rendait agressif et tendu. Je me sentais à tel point sous tension que je pouvais passer des nuits entières à travailler, c´était comme une constante poussée d´énergie. Puis cela entraîna rapidement des troubles de l´estomac accompagnés de crampes, maux de tête et autres effets secondaires connus de la cortison. Mes cheveux commencèrent à tomber, mon visage était de plus en plus bouffi et mes yeux vitreux. Toute la muqueuse de la bouche se décomposa et je sentais des brûlures dans toute la bouche et au niveau de la gorge. Après la cortison suivit la phase d´effondrement physique total. Le corps allait chercher l´énergie consumée. Fatigue permanente, états d´épuisement, douleurs, éruptions, dépressions et enrouements extrêmes en furent les conséquences. La neurologue me prescrit d´autres médicaments. Je pris alors des piqûres, des sédatifs contre les effets secondaires des piqûres, de la cortison en infusion et en comprimés, des comprimés pour l´estomac, des antidépresseurs, la plus forte dose de somnifères et des calmants. Je perdis le contrôle de toute ma vie.

 

Qu´est-ce qui vous a motivé à essayer des méthodes thérapeutiques alternatives?

 

Pour supporter tout cela, je dus aller chez le psychologue. Les poussées apparaissaient désormais assez régulièrement et mon état était de pire en pire. Je perdis tout mon cercle d´amis et me renfermai complètement sur moi-même ; atteint gravement de dépression, je pensais souvent au suicide : j´étais littéralement à bout physiquement et psychiquement. Le dernier conseil de ma neurologue – le dernier recours de la médecine officielle - fut la chimiothérapie. C´est ce qui déclencha en moi le déclic. Je refusai catégoriquement et pris conscience que moi et moi seul devais assumer la responsabilité de ma vie et de ma santé. Au bout de presque six ans, je me ressaisis et m´informai le mieux possible sur la maladie, entrepris des recherches sur internet sur des gens qui avaient réussi à vaincre la maladie. Je tombai sur la page d´une certaine Ivonne Radtke. Ivonne me raconta les progrès qu´elle avait fait à la clinique Buchinger. Je lui fis confiance et remplis une demande de cure. Elle fut acceptée et peu de temps après, je me trouvai sur le chemin de Buchinger sans savoir vraiment ce qui m´y attendait.

 

Comment avez-vous vécu le début du traitement chez Buchinger?

Le stress dû à ma demande et les nombreux soucis que j´avais à ce moment-là provoquèrent quelques semaines avant mon départ une nouvelle poussée inflammatoire, si forte que mes jambes défaillirent et que je dus provisoirement utiliser un fauteuil roulant. C´est donc après cette grave poussée que je me présentai à Buchinger. Une nouvelle poussée s´annoncait alors une fois de plus. Je ne pouvais plus bouger mon bras droit ni coordonner mes doigts et j´avais des douleurs très fortes – encore un symptôme concomitant de la sclérose en plaques. C´est dans ces circonstances que j´arrivai à la clinique, triste et soucieux du résultat de mon séjour.

 

Avez-vous été surpris par le plan de thérapie?

 

Après l´examen approfondi, le plan de thérapie fut établi. C´était, pour moi, tout nouveau et singulier et je fus confronté à des choses dont je n´avais jamais entendu parler. Jeûne thérapeutique, lavements (clystère), purification de l´intestin, instillation d´huiles, etc… Mais j´étais tellement à bout que je décidai de tout faire et de faire confiance aux médecins et à leurs thérapies. J´étais ouvert à tout. Je me vouai donc entièrement au programme Buchinger. Je recus des infusions de vitamines et minéraux à fortes doses et suivis le programme alimentaire de Kousmine avec les lavements et les instillations d´huile. Par ailleurs, je pris des séances de thérapie respiratoire, thérapie craniosacrale, des séances individuelles de psychologie, des séances de shiatsu, de gymnastique médicale et m´accordai beaucoup, beaucoup de repos. J´appris également à connaître et à apprécier la cuisine Buchinger. J´étais vraiment surpris de voir tout ce qu´on peut faire à partir de la cuisine végétarienne. Je participai à la méditation Zen, qui a lieu tous les matins avant le petit déjeuner, ainsi qu´à toutes les conférences ou autres manifestations.

 

Quels changements avez-vous ressenti sur le plan physique et sur le plan mental?

Petit à petit, j´ai senti mes forces revenir et je fis de plus en plus confiance à la méthode Buchinger. Je pouvais par exemple me raser de nouveau à droite et couper moi-même les aliments. Avant mon séjour, j´avais pris la décision de faire de l´ordre également dans mon psychisme. J´avais le sentiment que cela représentait un grand pas – le plus important peut-être - vers la guérison. Avec le psychologue de Buchinger, je me plongeai donc dans les profondeurs de mon âme et fis un bond en arrière, dans mon passé. Je pris conscience de certains rapports et réussis à affronter et surmonter des expériences douloureuses que j´avais refoulées ainsi qu´à résorber des blocages. Ce ne fut pas une tâche facile mais une tâche extrêmement importante, primordiale. Dans la mesure où le travail psychologique était intégré à mon plan de thérapie et que les thérapeutes et médecins travaillaient en étroite collaboration, on réussit à obtenir un traitement intégral et global. Je fis de gros progrès et sentis que j´étais de plus en plus fort et confiant. Grâce au tableau de la maladie, toujours bien documenté et à la situation initiale tout au début de mon séjour, les médecins et autres thérapeutes purent reconnaître que le concept Buchinger s´adaptait en toute plénitude à mon cas.

 

Quelle a été pour vous la clé de votre guérison?

 

Je reconnus à quel point il est important d´assumer la responsabilité de sa vie. Il faut naturellement se sentir prêt à accepter certains changements dans sa propre vie et même de les inciter. Il y avait en même temps que moi à la clinique d´autres patients atteints également de sclérose en plaques. Alors que mon état s´améliorait de jour en jour, je constatai que d´autres allaient de pire en pire. Mais ces personnes n´étaient pas prêtes à considérer le programme Buchinger dans son ensemble. On ne peut pas s´attendre à ce que seul le séjour chez Buchinger soit la garantie de la guérison. Une personne qui ne se sent pas prête à arrêter de fumer, à modifier son alimentation, à se soumettre au lavement de l´intestin et à vivre activement le programme thérapeutique dans sa plénitude de manière à l´intérioriser, cette personne aura, à long terme, peu de succès.

 

Vous avez même tenté le jeûne thérapeutique. Comment s´est déroulée cette expérience?

 

Du fait que je me penchai en détail sur le programme Buchinger, grâce notamment à des entretiens intenses avec les médecins et que je pus constater les succès sur mon propre corps, je décidai d´arrêter ma médication - c´est-à-dire les piqûres - prescrite par la médecine officielle. Je n´en avais pas eu le courage auparavant et voulais y réfléchir longuement, de peser le pour et le contre. Mais le succès de la thérapie Buchinger m´en convainquit et je voulais redémarrer ma nouvelle vie sans fardeau. C´est à ce moment-là que j´eus l´occasion d´essayer moi-même le fameux jeûne thérapeutique selon Buchinger. Je m´étais jusqu´alors souvent entretenu sur le sujet avec maints patients de la clinique qui tous me confirmaient son succès et qui en étaient convaincus. C´était en effet frappant de voir comment certaines personnes arrivaient à la clinique et comment elles la quittaient. J´étais assez prudent car je ne voulais pas perdre de poids et j´avais été prévenu de part et d´autre que cela pouvait éventuellement provoquer une nouvelle poussée. Je souhaitais un nouveau départ et la purification du corps joue aussi symboliquement un rôle important. Le début fut inhabituel et j´étais un peu de mauvaise humeur, lunatique. Mais au bout du troisième jour, je me sentais déjà beaucoup mieux. Cependant, je perdis rapidement du poids. Le cinquième jour, j´avais l´impression que je pourrais soulever des montagnes et sauver la terre entière mais les médecins décidèrent qu´il valait mieux mettre fin au jeûne afin que je ne perde pas davantage de poids. Néanmoins, ce fut une expérience unique et importante pour moi, une expérience dont je n´aimerais pas me passer. Pouvoir se débarrasser vraiment de quelque chose et laisser partir est une sensation très utile.

 

Comment vous sentiez-vous en quittant la clinique Buchinger?

 

J´avais enfin un corps sain, acquis un psychisme fort, une image très positive de la vie ; j´étais physiquement, psychiquement et spirituellement mûr. J´étais dans la mesure – et bien déterminé à le faire- d´intégrer dans ma vie ce que j´avais appris à la clinique Buchinger et de l´affiner encore. Je quittai donc la clinique, reconnaissant et heureux, paré de nouvelles connaissances, attitudes et possibilités et j´ai déjà consolidé cete expérience une seconde fois ici. J´ai appris à vivre avec mon corps et surtout avec mon âme. Je suis capable de reconnaître les signaux que mon corps et mon âme m´envoient et d´en tenir compte dans la vie quotidienne. Si je ne le fais pas, mon corps se sert des symptômes de la sclérose en plaques pour me rappeler à nouveau ce qui compte vraiment pour ma vie.

 

Comment est votre vie aujourd´hui?

 

Je lis beaucoup et je ne peux plus m´imaginer perdre du temps précieux devant mon téléviseur. Je vis désormais sans viande, sans alcool et sans nicotine. A la maison, je continue à suivre le programme Kousmine de manière très conséquente et médite tous les matins au moins 20 minutes. J´ai aussi constaté et reconnu que les gens sont parfois un peu dépassés par mes connaissances acquises chez Buchiner. L´évolution que j´ai vécue, personne d´autre ne peut la faire ainsi. Chacun suit sa route et chacun est responsable de soi-même. J´ai mis du temps à le reconnaître et cela fut douloureux. Pour moi, la sclérose en plaques n´est plus simplement une grave maladie. Ce terme est trop négatif. Je la considère comme un compagnon. Elle est entrée dans ma vie afin de m´ouvrir les yeux. Je pense que chacun devrait réfléchir et se poser la question s´il vit vraiment la vie qu´il souhaite. Les maladies sont peut-être un moyen du corps de nous montrer que quelque chose ne va pas. Il se peut que certaines personnes trouvent cela banal et rabâché. Les critiques et les sceptiques en rient certainement ! Peu importe… Ce que je peux dire, c´est que depuis deux ans, je n´ai eu aucune autre poussée, je suis heureux et pars cette année pour en certain temps aux Etats-Unis.

 

Martin Backhauß, nous vous remercions pour votre interview

 

Plus sur www.ms-ratgeber.de  et sur Martin Backhauß chez nous dans les articles de presse, Healthy Living, de février 2007.



Martin Backhauß




 
Découvrez Buchinger Bodensee en tour virtuel!
(DSL recommander)
en savoir plus >>     
 
Questions/réponses
Des informations utiles pour votre séjour
en savoir plus >>     
 
Semaines Francophones
Les hôtes des pays francophones peuvent jouir d’un programme français spécialement créé pour eux
en savoir plus >>     
 
Jeûne holistique
Méditation - la voie vers l'intérieure - un séminaire avec Dr. Christian Kuhn
en savoir plus >>     
 
Copyright © 2006 Buchinger Bodensee. Impressum